La véritable histoire de la médaille miraculeuse

La médaille miraculeuse est une médaille de la Vierge parmi les plus connues et les plus portées au monde. Elle est aussi appelée la médaille miraculeuse de la rue du Bac car son histoire débute dans cette chapelle historique des Filles de la Charité, en plein Paris. En 1830, la sainte Vierge apparaît à une novice et lui demande de frapper une médaille en son nom. C’est le début d’un succès planétaire. Chaque année, plus de deux millions de visiteurs se rendent à la chapelle au 140 rue du Bac, à Paris.

Catherine Labouré et la chapelle de la rue du Bac à Paris

Pour comprendre l’histoire de la médaille miraculeuse, il faut remonter au 19eme siècle et suivre le parcours d’une jeune novice, Catherine Labouré. Catherine naît le 2 mai 1806 à Fain-les-Moutiers. C’est une paysanne qui, enfant, travaille dans la ferme familiale. Devenue orpheline, elle intègre la congrégation des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, aussi appelées les Filles de la Charité, rue du Bac à Paris.

C’est dans cette chapelle que la Vierge lui apparaît une première fois le soir du 18 juillet 1830. Réveillée par un enfant qui l’enjoint à se rendre à la chapelle du couvent, Catherine s’y rend. La Vierge ne tarde pas à apparaître et lui dit : « Mon enfant, le bon Dieu veut vous charger d’une mission. Votre tâche sera délicate et difficile ».

Les jours passent. La Vierge ne paraît plus, et ce n’est que le 27 novembre suivant que Catherine a une nouvelle apparition : alors qu’elle est en train de prier dans la chapelle, elle voit se dessiner deux tableaux au-dessus de l’autel, chacun représentant une face d’une médaille à faire graver. La Vierge s’adresse alors à elle et lui dit : « Faites frapper une médaille sur ce modèle. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance. »

Pourquoi la médaille est-elle miraculeuse ?

Pour comprendre la suite il faut se remettre dans le contexte historique. Nous sommes alors en 1832. La France est touchée par une épidémie de choléra. Paris est dévasté. Le confesseur de Catherine obtient l’autorisation de l’évêque de frapper des médailles pour les distribuer.  Les Filles de la Charité distribuent la fameuse médaille, alors appelée la Sainte Médaille, et les miracles commencent à se produire. La médaille devient Miraculeuse. Lors de la pandémie de choléra, les sœurs ont utilisé la médaille. Ce sont ces miracles de guérison du choléra qui ont éveillé l’attention. D’ailleurs les sœurs  ne contractaient pas le choléra… elles y allaient en portant la médaille !

Deux ans plus tard, en 1834, on compte plus de 500 000 médailles distribuées. Sa renommée devient mondiale. Les fidèles adoptent cette médaille qui est une manière de se mettre sous la protection de la Vierge Marie. En 10 ans, 100 millions de médailles sont ainsi frappées et distribuées dans toute l’Europe. Le milliard est dépassé en 1876.  Le 27 juillet 1947, Catherine Labourée est canonisée par le pape Pie XII, 70 ans après sa mort.

Aujourd’hui dans la chapelle, on compte 2118 ex-voto de grâces obtenues grâce à la médaille…

Quelle est la signification de la médaille miraculeuse ?

La médaille a été dessinée par Catherine selon les tableaux de l’apparition. Chaque face présente des caractéristiques très précises :

Les symboles au recto de la médaille :

Marie se tient droite, les bras écartés d’où partent des rayons vers le sol. Ce sont les grâces que Marie distribue. Le serpent est écrasé par le talon de Marie ; un rappel de la prophétie de la Genèse selon laquelle « par la femme tu as péché et c’est par la femme que tu vas recevoir le salut » ; ce symbole nous montre 2 choses : l’esprit du malin existe, et en même temps il n’a pas le dernier mot, Marie est là pour nous le rappeler. Pour combattre le mal il faut l’aide et la puissance de dieu, comme moi.

Tout autour de la médaille est écrit la prière « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

Les symboles au verso de la médaille :

En bas, deux cœurs sont représentés : le cœur de Jésus couronné d’épines et celui de Marie transpercé par le glaive. En haut, la lettre M de Marie et la croix sont entrelacés. L’image renvoie à celle de Marie au pied de la croix, associée à Jésus et la rédemption. Douze étoiles entourent des symboles : elles rappellent le couronnement de la Vierge. C’est la femme de l’apocalypse, qui donne la vie à son enfant et aux enfants de l’Eglise. Douze étoiles pour les douze apôtres et les douze tribus d’Israël.

La médaille rappelle également le dogme de l’Immaculée Conception, avant même que celui-ci soit proclamé par Pi IX, d’ailleurs, la médaille s’est distribuée dans le monde entier avant même la proclamation du dogme et s’appelait la Sainte Médaille, dite Miraculeuse, en rapport avec les miracles qui ont eu lieu.

Quelle médaille miraculeuse acheter ?

Les premières médailles furent frappées par le joailler Vachette. Il s’agissait de petites médailles en métal argenté distribuées gracieusement aux fidèles par les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Avec le succès planétaire du modèle, d’autres médailles verront le jour, reprenant fidèlement les symboles caractéristiques dictés par Marie à Catherine.

Aujourd’hui, il existe des dizaines de versions de la médaille, des plus humbles aux plus luxueuses. On trouve toujours des versions en métal argenté ou doré, vendues très bon marché sur les lieus de culte. Certaines sont rehaussées de résine de couleur, la plus connue étant la bleue. La bijouterie fantaisie s’est emparée de cette médaille légendaire et on la retrouve sur des sautoirs, des colliers et même des créoles.

Quant à la bijouterie joaillerie, elle propose des versions en or jaune ou or blanc, en 9 carats et 18 carats. On retrouve la médaille en pendentif, de différentes tailles, mais aussi en bracelet et même en boucles d’oreilles. On choisira son modèle en fonction de l’occasion pour laquelle il est offert. Pour un petit enfant, comme cadeau de naissance ou de baptême, on privilégiera le pendentif en or jaune 18 carats, d’une taille convenable (minimum 13 mm). Pour une ado, comme cadeau de communion, la médaille montée en bracelet est une idée originale. Dans tous les cas, assurez-vous de la présence des symboles originels de la médaille pour qu’elle soit la plus fidèle à l’esprit de sa création.